Comment perdre du poids quand on est obèse: mon parcours
La difficulté de perdre du poids quand on est obèse (ou en surpoids)
Et si le plus difficile pour perdre du poids n’était pas de savoir quoi manger, mais de vivre chaque jour dans un corps avec lequel on ne se sent plus bien ?

Aujourd’hui, je parle de nutrition, de perte de poids, de sport et de transformation physique.
Mais avant de vouloir aider les autres à perdre du poids, j’ai moi-même été de l’autre côté.
J’ai connu cette sensation de monter quelques marches et d’être déjà essoufflé.
J’ai connu cette impression de ne pas pouvoir suivre les autres.
J’ai connu les vêtements dans lesquels on ne se sent plus à l’aise, le miroir que l’on évite parfois, la fatigue, le manque d’entrain et cette impression désagréable que son propre corps devient progressivement un obstacle dans la vie quotidienne.
À cette époque, je pesais 101 kg.
Et surtout, je ne savais pas comment sortir de cette situation.
101 kg : quand le poids commence à prendre de la place dans toute votre vie
Être en surpoids ou obèse, ce n’est pas simplement voir un chiffre trop élevé sur une balance.
Le poids finit par s’immiscer partout.
Dans les déplacements.
Dans les activités que l’on accepte ou que l’on refuse.
Dans les vêtements que l’on choisit.
Dans la façon dont on se regarde.
Dans la confiance que l’on a en soi.
Et parfois même dans les relations avec les autres.
Personnellement, je me souviens surtout de cette sensation de ne pas avoir la même énergie que les autres.
Marcher longtemps devenait plus difficile.
Faire du sport était compliqué.
Je pouvais être rapidement essoufflé.
Mes articulations me faisaient souffrir.
Et lorsque j’essayais de reprendre une activité physique, ce n’était pas forcément le grand retour à la motivation et au bien-être que l’on voit dans les vidéos sur Internet.
C’était souvent beaucoup plus simple que ça.
Je faisais des efforts.
Mon corps souffrait.
Je me fatiguais.
Et parfois, j’abandonnais.

Le problème n’était pas que je ne voulais pas maigrir
C’est probablement l’une des choses que je comprends le mieux aujourd’hui.
Quand on regarde quelqu’un qui est obèse et qu’on lui dit :
« Il faut simplement manger moins et faire plus de sport. »
On donne une réponse terriblement simpliste à un problème qui, lui, ne l’est pas.
Parce que vouloir perdre du poids et réussir à perdre du poids durablement sont deux choses différentes.
Moi aussi, j’ai essayé.
J’ai fait des efforts.
J’ai essayé de modifier mon alimentation.
J’ai essayé de reprendre le sport.
J’ai perdu quelques kilos.
Puis je me retrouvais épuisé.
Je finissais par lâcher.
Et le poids revenait.
Parfois tout.
Parfois une grande partie.
Et il fallait recommencer.
Encore.
Et encore.
À force, quelque chose se produit.
On commence à perdre confiance.
On se demande si le problème vient de nous.
Peut-être que je manque de volonté.
Peut-être que je suis trop gourmand.
Peut-être que je suis incapable de tenir un régime.
Peut-être que je suis simplement condamné à rester comme ça.
Et c’est probablement l’une des parties les plus difficiles de la perte de poids :
ce n’est pas seulement le corps qui souffre. C’est aussi la tête.

Quand chaque tentative de régime ressemble à un nouvel échec
Le plus décourageant n’est pas forcément de ne pas réussir du premier coup.
Le plus décourageant, c’est de réussir suffisamment longtemps pour commencer à croire que cette fois sera différente…
Puis de reprendre le poids perdu.
Vous connaissez peut-être cette histoire.
Vous commencez un lundi.
Vous êtes motivé.
Vous faites attention à tout.
Vous mangez moins.
Vous faites davantage de sport.
Les premiers kilos partent.
Vous êtes content.
Vous commencez à vous dire :
« Cette fois, c’est la bonne. »
Puis la fatigue arrive.
La faim devient plus difficile à gérer.
Le quotidien reprend ses droits.
La motivation diminue.
Vous faites quelques écarts.
Puis davantage.
Et quelques semaines ou quelques mois plus tard, la balance remonte.
Et avec elle revient cette petite voix :
« Encore raté. »
C’est particulièrement destructeur parce qu’on finit par associer la perte de poids à l’échec.
On ne voit plus les tentatives comme des expériences qui permettent d’apprendre.
On les voit comme la preuve qu’on est incapable d’y arriver.
Le pire, c’est de commencer à s’habituer à son propre mal-être
Je crois que c’est quelque chose dont on parle trop peu.
On peut finir par s’habituer à ne pas être bien.
On s’habitue à être essoufflé.
On s’habitue à éviter certaines activités.
On s’habitue à avoir mal.
On s’habitue à être moins actif.
On s’habitue à ne pas aimer son reflet.
On s’habitue même parfois à dire :
« C’est comme ça. »
Et pourtant, au fond, on sait que ce n’est pas vraiment ce que l’on veut.
On voudrait pouvoir bouger sans réfléchir.
Pouvoir suivre les autres.
Pouvoir monter des escaliers sans avoir l’impression d’avoir couru.
Pouvoir remettre certains vêtements.
Pouvoir se regarder dans une glace sans immédiatement penser au poids.
Pouvoir retrouver de l’énergie.
Pouvoir vieillir en meilleure forme.
Et surtout, retrouver la sensation que son corps est quelque chose qui nous accompagne dans la vie plutôt qu’une chose qui nous limite.
Ma santé était clairement en jeu

À 101 kg, je ne pouvais plus considérer mon poids comme un simple problème esthétique.
Il y avait les douleurs articulaires.
Il y avait l’essoufflement.
Il y avait la condition physique qui s’était dégradée.
Il y avait la fatigue.
Et il y avait surtout cette certitude que continuer comme ça n’était probablement pas une bonne idée.
L’obésité n’est pas uniquement une question d’apparence.
Elle est associée à de nombreux problèmes de santé et peut avoir des conséquences importantes sur la qualité de vie.
Mais lorsque l’on est soi-même dans cette situation, on ne pense pas forcément à toutes les statistiques.
On pense beaucoup plus simplement :
« Je ne veux pas continuer comme ça. »
Et pourtant, je n’arrivais pas à trouver la bonne méthode
C’est là que mon histoire prend une autre tournure.
Parce que je n’ai pas trouvé immédiatement la méthode qui allait fonctionner, malgré mes études dans le sport et la nutrition.
J’ai tâtonné.
J’ai essayé.
J’ai fait des erreurs.
J’ai probablement perdu beaucoup de temps.
J’ai parfois fait beaucoup d’efforts pour des résultats qui ne duraient pas.
Et c’est précisément pour cette raison que je peux comprendre une personne qui me dit aujourd’hui :
« J’ai déjà essayé tellement de fois. »
Je sais ce que cette phrase signifie.
Elle ne signifie pas forcément :
« Je suis paresseux. »
Elle peut signifier :
« Je suis épuisé de recommencer. »
Elle peut signifier :
« J’ai peur d’échouer encore. »
Elle peut signifier :
« Je ne sais plus quoi croire. »
Et parfois :
« Je ne crois même plus que je peux y arriver. »
Il n’y a pas de honte à avoir mis des années
C’est probablement le message que j’aurais aimé entendre à l’époque.
Vous n’avez pas besoin de réussir immédiatement.
Vous n’avez pas besoin de tout comprendre aujourd’hui.
Vous n’avez même pas besoin d’avoir un plan parfait.
Il faut commencer.
Parfois, le premier pas est minuscule.
Mais il faut le faire.
Et ensuite, il faut continuer à avancer.
Même si le chemin est beaucoup plus long que prévu.
Même si vous faites des erreurs.
Même si vous devez changer de stratégie.
Même si vous perdez du poids puis en reprenez une partie.
Même si vous avez l’impression de repartir de zéro.
Parce qu’en réalité, vous ne repartez jamais complètement de zéro.
Chaque tentative vous apprend quelque chose.
Chaque erreur vous montre quelque chose.
Chaque période difficile vous permet de mieux comprendre ce qui fonctionne pour vous… et ce qui ne fonctionne pas.
J’ai mis du temps à comprendre que perdre du poids ne devait pas être une guerre permanente
Pendant longtemps, je pensais qu’il fallait simplement être plus discipliné.
Faire davantage d’efforts.
Manger moins.
S’entraîner plus.
Tenir bon.
Encore un peu.
Toujours un peu plus.
Après j’ai compris que j’avais un profil résistant à la perte de poids pour différente raison métabolique que j’aborde ici
Mais si une méthode vous oblige à être constamment épuisé, affamé et obsédé par votre alimentation, il devient très difficile de la maintenir pendant des années.
Et c’est là toute la différence entre perdre du poids et perdre du poids durablement.
Le premier peut parfois être relativement rapide.
Le deuxième demande de construire quelque chose que l’on peut réellement conserver.
C’est aussi pour cela que je ne crois plus aux transformations miracles.
Je crois beaucoup plus au processus.
À l’apprentissage.
À l’adaptation.
À la patience.
Et surtout à une méthode adaptée à la personne qui doit l’appliquer.
Si tu veux en savoir plus sur mon parcours et la méthode qui m’a fait perdre mon poids c’est ici
Si vous êtes actuellement là où j’étais, je veux que vous reteniez une chose
Peut-être que vous êtes aujourd’hui à 80 kg.
Ou 90.
Ou 100.
Ou davantage.
Peut-être que vous vous sentez essoufflé.
Peut-être que vous avez mal aux articulations.
Peut-être que vous n’aimez plus votre corps.
Peut-être que vous avez déjà essayé cinq régimes.
Ou dix.
Peut-être que vous avez déjà perdu 5 kg avant de tout reprendre.
Peut-être que vous avez commencé le sport plusieurs fois avant d’abandonner.
Peut-être que vous avez même fini par vous convaincre que vous n’étiez simplement « pas fait pour ça ».
Ne prenez pas vos échecs passés comme la preuve que vous êtes incapable de réussir.
Peut-être que vous n’aviez simplement pas encore trouvé la bonne façon de procéder.
Je ne peux évidemment pas vous promettre que votre transformation sera facile.
Ce serait vous mentir.
Elle peut prendre du temps.
Elle peut demander plusieurs essais.
Elle peut même prendre plusieurs années.
Mais ce n’est pas grave.
Parce que le temps passera de toute façon.
La vraie question est de savoir dans quel état vous voulez être lorsque ces années seront passées.
Le premier pas n’a pas besoin d’être parfait
Lorsque je repense à la personne que j’étais à 101 kg, je ne vois pas quelqu’un qui manquait simplement de volonté.
Je vois quelqu’un qui voulait changer mais qui ne savait pas encore comment s’y prendre correctement.
Quelqu’un qui a essayé.
Qui s’est trompé.
Qui s’est découragé.
Qui a abandonné certaines fois.
Puis qui a recommencé.
Et c’est finalement ce qui a fait la différence.
Pas une motivation extraordinaire.
Pas une méthode magique.
Pas un régime miracle.
Le fait de ne pas avoir définitivement abandonné.
Je parle plus de mon TDAH et comment finalement j’ai trouvé des astuces malgrè lui pour continuer à rester motiver: Comment garder sa motivation pendant sa transformation physique ?
Pourquoi j’ai décidé d’aider les autres à perdre du poids

C’est aussi pour cela que je fais aujourd’hui ce que je fais.
Parce que j’ai passé beaucoup trop de temps à chercher des réponses.
J’ai fait des erreurs.
J’ai dépensé de l’énergie dans des stratégies qui ne m’ont pas apporté les résultats espérés.
Et je sais à quel point il est frustrant de travailler dur sans comprendre pourquoi ça ne fonctionne pas.
Si je peux aujourd’hui permettre à quelqu’un d’éviter une partie de ces erreurs, alors ces années de tâtonnement auront au moins servi à quelque chose.
Mon objectif n’est pas de vous vendre l’idée que perdre du poids est facile.
Mon objectif est de vous montrer que cela peut devenir beaucoup moins compliqué lorsque vous comprenez enfin ce que vous faites.
Parce qu’il y a une différence énorme entre avancer seul dans le brouillard…
et avancer avec quelqu’un qui connaît déjà le chemin.
Une des choses qui m’a beaucoup aidé c’est d’avoir mon propre home gym, je parle justement dans cette vidéo YouTube de comment bien le commencer et éviter des erreurs:
Vous n’avez pas besoin de parcourir le chemin seul
Je sais ce que c’est d’être au début du chemin.
Je sais ce que c’est de ne pas aimer son corps.
Je sais ce que c’est de manquer de condition physique.
Je sais ce que c’est de faire des tentatives qui échouent.
Je sais ce que c’est de reprendre du poids après avoir fait des efforts.
Et je sais aussi ce que cela fait de finir par changer les choses.
C’est précisément cette expérience que je veux transmettre aujourd’hui.
Pas pour vous faire croire que tout sera facile.
Mais pour vous faire gagner du temps.
Pour vous éviter des efforts inutiles.
Pour vous aider à comprendre ce qui se passe réellement.
Et pour vous éviter, autant que possible, de passer des années à chercher votre chemin comme j’ai dû le faire.
Vous n’avez pas besoin d’être prêt à tout changer aujourd’hui.
Vous avez simplement besoin de faire le premier pas.
Même petit.
Même imparfait.
Parce que peu importe la longueur du chemin.
Si vous n’abandonnez pas, vous pouvez finir par arriver beaucoup plus loin que vous ne l’imaginez aujourd’hui.
Et parfois, le meilleur moment pour commencer n’est pas quand vous êtes parfaitement motivé.
C’est simplement quand vous décidez que vous ne voulez plus continuer comme avant.
Moi, j’étais à 101 kg.
J’ai commencé là.
Et vous, où allez-vous commencer ?
